Alors que la planète croule sous plus de 400 millions de tonnes de plastique produites chaque année, les négociateurs du monde entier se retrouvent à Genève, du 25 au 30 août 2025, pour ce qui pourrait être l’accord environnemental le plus important depuis l’Accord de Paris. Mais à mi-parcours des pourparlers, l’inquiétude monte: les intérêts industriels freinent les avancées et risquent de faire passer au second plan l’urgence climatique et environnementale.

Pollution plastique : une menace globale et croissante
Microplastiques dans l’eau potable, océans étouffés, faune marine décimée, émissions toxiques issues de l’incinération : la pollution plastique est devenue une crise planétaire multisectorielle. Pourtant, l’inaction persiste. Sans régulation forte, la production de plastique pourrait doubler d’ici 2040, selon l’OCDE.
L’enjeu à Genève est donc majeur : établir un traité mondial juridiquement contraignant pour encadrer toute la chaîne de production, de l’extraction du pétrole jusqu’à la gestion des déchets. Mais les visions divergent.
Deux camps, une planète à sauver
D’un côté, des États comme le Rwanda, la Norvège ou le Pérou, soutenus par de nombreuses ONG, plaident pour des mesures fortes : réduction de la production, interdiction des plastiques à usage unique, obligations de recyclage. De l’autre, certains pays producteurs de plastique, influencés par les lobbys pétrochimiques, défendent des engagements volontaires, sans contraintes ni calendrier clair.
À Genève, le choix est simple mais lourd de conséquences : sauver un modèle économique ou sauver la planète.
L’urgence d’un accord ambitieux et contraignant
Les scientifiques sont formels : sans action immédiate, la pollution plastique dépassera les capacités des systèmes naturels à s’autoréguler. Il est donc impératif que ce traité soit ambitieux, universel et applicable rapidement.
La rencontre de Genève est une dernière chance de changer de cap. Il ne s’agit plus de discuter de bonnes intentions, mais d’agir avec détermination. La planète ne peut plus attendre.